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La maladie est une épreuve pour le patient, ses proches ainsi que pour le personnel soignant. Son apparition dans l’existence d’un être humain est toujours une source d’angoisse pour lui et pour son entourage. Cette angoisse est d’autant plus grande quand la prise en charge n’est pas efficace ou quand le personnel soignant n’assume pas le rôle qui est le sien : prendre soin du malade. Face à une mauvaise prise en charge du malade, des doutes peuvent surgir chez lui quant à son appartenance à la communauté humaine. L’objectif de cette réflexion est de montrer que le patient, malgré la maladie et la dégradation physique et psychique qu’elle apporte, demeure un être humain à part entière car l’humanité ou la dignité n’est pas « biodégradable ». La maladie peut être perçue comme une interpellation éthique à prendre soin de ‘‘l’homme capable’’ devenu ‘‘homme souffrant’’.

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